Le sable . . . . .     La plage et la digue  . . . . .   Un grain de sable. . . . . 

 

 

 

Un mardi-nature nous fait redécouvrir les vestiges du Palace de St Gabriel, il est aujourd’hui un sujet de réflexion sur l’Ensablement de la digue d’ Hardelot … demain.

Chez nous, le vent transporte le sable  fin et sec, donc très léger, de la plage jusqu’au pied du perré où la mer le reprend à l’occasion d’une tempétueuse grande marée : voilà le bilan équilibré d’une « respiration », un terme scientifique, pour expliquer ce va et vient. C’est en tout cas ce qui devrait se produire « naturellement » mais, cette idéale équation doit composer avec les inconnues de l’échelle de Beaufort et du coefficient des marées.

 

Le dés-engraissement de la plage, c'est-à-dire la perte de sable,  n’a pas chez nous l’ampleur rencontrée à Wissant, pas plus que l’engraissement de celle du Portel qui elle, s’est élevée de quatre mètres en quelques décennies, se garantissant ainsi plus d’espace à marée haute en même temps qu’une solide protection de son perré.

Le nôtre se comporte comme une dune côtière semblable à celle d’Ecault… sans oyat. L’ensablement de la digue, au niveau des voies d’accès à la mer notamment, pourrait modifier quelque peu ce bilan. Il est intéressant de chercher à expliquer pourquoi il affecte plus certains endroits : fonction des constructions à l’arrière-plan, de l’orientation des rues... Le vent qui s’accélère entre les bâtiments du bord de mer transporte en effet le sable loin derrière eux, faisant crisser les dérailleurs comme les rouages de la bonne humeur, désaffectant les voies cyclables en piétonnières. Ailleurs, l’ensablement est mieux maîtrisé et contrôlé par les cannisses  du haut de plage, véritables oyats de la Mairie. En transformant jusqu’à un mètre du sol, le flux régulier du vent en un régime turbulent, elles provoquent la chute du sable transporté qui décroche.

Se moquant de nos priorités, le sable s’arrête dans les carrefours  et à la faveur de tourbillons y forme même des rondpoints, un comble… avant un comblement. Une chance qu’il ne file pas au Fort Vert au-delà de Calais, grâce à une orientation de notre littoral aux vents dominants actuels, il file chez nous dans l’estuaire de la Becque où se forment de nouvelles dunes, inexistantes il y a encore dix ans, signifiant que le phénomène s’accentuerait.

 

Pour rendre aisé l’accès à la mer, il n’y a pas de cannisses sur la plage en ces points particuliers où elles seraient les plus utiles. Le vent s’y engouffre en effet, aspiré par l’effet Venturi, transportant ainsi encore plus efficacement le sable. En disposer perpendiculairement aux vents dominants c'est-à-dire en oblique par rapport au perré, en ces points particuliers pourrait apporter une amélioration sans gêner les accès à la plage.

Pourquoi d’ailleurs ne pas tous les disposer le long de la plage en épis, comme les traits des places de parking, dans le souci d’esthétique d’une station en quête de label, c'est-à-dire toutes parallèles et… espacées d’un passage d’engin ? Les lendemains de grand vent, l’engin, manipulé par un seul homme en jaune, rien contre la couleur mais quelque chose pour le nombre, le dit engin permettrait aux pièges doux et écologiques que sont les cannisses, de redevenir immédiatement efficaces en les débarrassant du sable accumulé derrière elles. Remplies, elles deviennent paradoxalement  pourvoyeuses de sable, comme un filtre saturé qui largue ce qu’il retenait auparavant. 

 

La mer que nous aimons, tarde souvent à  faire son ouvrage, sans doute en apnée. En effet, actuellement, la plage ne récupère ce sable au pied du perré, que deux, trois ou six mois plus tard, soit la durée d’une saison… parfois touristique, une période pendant laquelle les cannisses perdent leur efficacité. Même si la mer sait le faire en une seule nuit de tempête, il faut beaucoup plus de temps à six ou sept hommes qui, en respectant leur sueur, ressemblent plus à des enfants qui vident la mer avec un seau de plage. Il ne serait pas non plus nécessaire, pour pallier cette carence,  de doubler les cannisses de rehausses. Même bien plantées, elles résistent mal au vent car fichées dans le sable précédemment « saupoudré » et trop meuble, à moins que de battantes pluies, une autre « souhaitable » aubaine, ne le rendent un peu plus compact.

M le Maire, qui entend les critiques, a écouté nôtre proposition, celle d’une disposition différente du dispositif actuel ? Sans nous aveugler, nous pourrions faire  des économies, un mot encore dans le vent,  si nos paroles n’en sont pas ! Le but serait de mieux freiner à la fois le glissement du sable vers le nord et son déplacement sur la digue ; Hardelot demain, ajouterait  à sa beauté, le charme d’un meilleur confort par l’optimisation d’un artifice simple qui imite la nature. M le Maire,  nous cherchons des chicanes…  uniquement pour le vent ! Elles éviteraient  pour nous le déplacement d’une petite montagne…  toujours un grain de sable pour la nature, grâce à un mot de vous.

 

 

APH
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