UNE ESCAPADE À FRESSIN - 31/05/2019

 

 

Le covoiturage nous conduit de l’église d’Hardelot à celle de Fressin, enjambant 3 ou 4 rivières du Pays des 7 Vallées. 

 

La façade Nord de l’édifice du XV siècle expose de riches décorations de style gothique flamboyant, aussi de nombreuses niches hélas vidées de leur statue. L’entrée, voûte en anse de panier, nous introduit derrière notre guide féru du patrimoine local, à l’intérieur de l’église. 

La nef et ses bas côtés, coupent un vrai transept pour le chœur, partie la plus ancienne. Une frise encore colorée ceinture tous les murs intérieurs notamment celui de l’aile sud, épargnée par un incendie. Une pièce, confortée d’une cheminée, fournissait jadis aux seigneurs de Créquy, un espace de prière privatif… « hagioscopique ». Cette chapelle seigneuriale, décorée d’un retable en pierre, comprend aussi un enfeu d’où les gisants s’en sont allés. Elle confirme les privilèges et la foi de cette noble famille, hier.

Les chapiteaux… feuilletés à l’anglaise, aux piliers en… creux, suggèrent l’heure du bénédicité. 

On remonte alors la vallée verdoyante de la Planquette. Un coup d’œil furtif au panneau Azincourt… et un regard rassuré à un radar, nous guident au restaurant étoilé du « Fournil » à Fruges. 

Nous sommes bien entrain l’après midi pour la visite du jardin « Ô paisible ». 

 

L’accueil y est chaleureux, plein de sincérité et de passion ; une communication naturelle s’engage avec nos guides, propriétaires et fiers jardiniers. 

Dans la douceur de l’ombre d’arbres pourpres, le parfum des fleurs nous enivre. Sur le gazon souple de ce jardin agréé « Hauts de France », nous baignons dans une atmosphère apaisante. 

Les bruits d’eau, les couleurs variées des différentes essences renforcent en cascades, les jeux d’alternance de la lumière. 

Dans ce véritable musée vivant, les nombreux noms latins ou vernaculaires, plus que nos mémoires ne puissent en embrasser, nous sont déclamés avec spontanéité. 

Les hêtres pleureurs ou tortueux,pourpres ou simplement verts… font le charme des massifs floraux qu’ils abritent. Digitales, aconits et euphorbessont… aux petits soins. LeTulipier de Virginie baptisé ainsi par la forme de ses feuilles et fleurs, porte encore l’autre nom musical de « Liriodendron »… Le Cornus controversa variegata s’étale en étages…. Sur ce « Chemin du Bonheur »,la science nous met ainsi au parfum jusqu’au petit coin du compost. 

Les odorants purins celui fertilisant d’ortie, celui répulsif de rhubarbe ou l’antifongique de prêle… viennent parfaire notre culture horticole. On souffle un peu devant la pulmonaireet on tire la langue à côté du Verbascum, il ressemble à la langue de vachede nos bas côtés de rue, mais rien à voir ! 

Un pommier qui nous réconforte  déjà de son ombre nous désaltère bientôt d’un jus de pommes maison bien frais ; il descend avec bonheur dans nos estomacs, exemple d’un circuit court… vertical. 

Merci à Maryse et Jean-Bernard qui nous ont transmis leur passion, il n’y a plus qu’à… 

oui, nous en retourner… par la vallée de la Créquoise ! 

 

La rivière y court vivement, étincelante de reflets. Elle file tantôt à droite de la voie puis à gauche en faveur d’un pont ou d’un dos d’âne, elle nous attend encore dans les ralentis de gués… jusqu’à la Canche qui nous ramène presque…  chez nous. 

APH
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