LE LORNEL DE LA CANCHE 01/08/2017

« L’étang du roi » de « Camiers », un mot qui signifie « marécage », évoque une légende sur une des femmes de Charlemagne : des mûres nous laissent bouche bée… à l’écoute de ce récit de Daphné, notre guide du GDEAM. Un bon nombre d’adhérents dont quelques nouveaux, entoure notre Président, au départ de cette sortie nature.

Ces lieux étaient aussi ceux de la grande guerre : un camp d’entraînement à la mitrailleuse tout proche l’atteste, hélas aussi un cimetière. Le poème de John Mc Crae, «In Flanders Fields », décrit où sont morts ses compagnons ; les coquelicots portés en boutonnière, depuis 1923 en Angleterre, le rappellent chaque année à l’automne.  

Nous sommes maintenant en forêt sous une épaisse couverture bien ombragée à l’écoute des oiseaux. Nous cheminons en file indienne entre orties et pruneliers des 500 hectares achetés par le Conservatoire. Ortie, une plante merveilleuse pour ses soupes, ses vertus médicinales, son fertilisant purin… mais qui pique les jambes de l’été. C’est Kohlanta dit Daphné; nous arrivons en effet dans le sable des dunes certes fleuri d’arbustes. Troène et fusain d’Europe, géranium bec de grue et argousiers sont de merveilleux exemples d’adaptation au soleil dans cette zone de plus intense luminosité. Plus loin, encore plus à découvert, c’est le Séneçon Jacobée et sa chenille qui concentre le cyanure du futur papillon de nuit qu’elle va devenir ; c’est l’invasive clématite et ses plumeaux, le sureau et ses oreilles de Judas, la vipérine et ses rosettes, ils colorent le milieu de jaune vert ou bleu… La Belle de Nuit hisse haut ses couleurs tandis que l’Euphorbe, au ras du sol, nourrit le Sphynx, une chenille, un vrai bijou. Les phragmites du bord de mer brandissent leur huppe, l’eupatoire chanvrine en rougit. Ils font à la faveur de la présence d’eau douce, une dernière barrière de verdure devant la plage du Lornel. A gauche Le Touquet ; à droite feu le Palace St Gabriel ! Les oiseaux s’en moquent : sternes et tadornes mais aussi les gourmands cormorans…

Le retour permet une bonne révision. Le découvert lumineux de la dune grise fait place à l’ombre de la dune arbustive puis nous retrouvons la frondaison de la forestière.

Un petit bonbon clôt les discours… jusqu’à notre prochain rendez-vous.

APH
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