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• Mardi, novembre 26th, 2002

En application des dispositions de la Loi SRU, la municipalité a organisé le 28 octobre 2002, une réunion d’information ouverte à la population de la commune.

Cette démarche concrétise l’obligation de concertation voulue par le législateur.

Un document a été distribué, qui expose les orientations et les projets de la municipalité tant pour Neufchâtel que pour Hardelot.

La présente note ne traitera toutefois que du seul cas d’Hardelot.

Constatons tout d’abord que la déclaration d’intention qu’a signée Monsieur Bernard Delecour, premier adjoint à l’urbanisme est de nature à satisfaire notre association :

“préservation du patrimoine, intégration des nouvelles constructions dans le paysage exceptionnel de la commune, circulation douce, espaces verts et dunaires prévervés, qualité architecturale” .

Les orientations présentées en page 3 du document de la CAB concrétisent-elles ces intentions ?

La zone du Grand Parc, tout comme l’héritage historique se voient confirmés dans leur vocation.

Par contre, le “centre-ville” annexe imperturbablement toute la zone sud , celle qui précisément se trouve à l’origine des inquiétudes exprimées par la population, eu égard en particulier aux projets des promoteurs actifs sur ce site, et tout particulièrement, la C.I.H.

Cet amalgame nous apparait totalement inacceptable .

La première conséquence en est déjà évidente à la lecture des documents disponibles en mairie. On y relève en effet des niveaux de COS pouvant aller jusqu’à 2 sur cette zone sud, soit une potentialité d’urbanisation encore plus importante que celle exposée dans les pré-projets de la C.I.H.

En d’autres termes, L’intention de prolonger le centre urbanisé d’Hardelot vers le sud, au-delà de l’avenue Charles de Gaulle se voit ainsi confirmée.

Or cette zone dite des 22 ha constitue une des toutes dernières zones qui ait conservé un certain caractère naturel, dunes et garrigue à proximité immédiate de la mer, et située dans le prolongement de zones de villas à l’est, et au sud-ouest du complexe Plein sud, deux zones d’habitat à très faible densité.

Cette zone est typiquement du champ d’application des dispositions de la loi Littoral , telles que nous les avons rappelées dans le document qui a été présenté lors de notre assemblée générale et largement diffusé auprès de nos adhérents et des décideurs.

S’il advenait que ces dispositions législatives ou réglementaires d’ordre public soient délibérément ignorées par la municipalité ou par les promoteurs, i l est clair que nous serions amenés à en défendre par tous moyens utiles le respect, en nous appuyant notamment, sur l’abondante jurisprudence des Tribunaux et Cours d’appel administratifs, et sur celle du Conseil d’Etat, qui apparaît en phase avec notre position..

Par contre, nous paraîtrait conforme aux orientations présentées le 28 Octobre, un projet d’urbanisation à caractère résidentiel affirmé, essentiellement composé de villas de caractère construites sur des parcelles d’ une surface suffisante pour un COS de 0,20,un projet en adéquation avec à l’esprit de la Charte d’Urbanisme, et des fiches-conseil annexées à celle-ci, faisant en outre la part belle aux espaces verts, aux accès vers la mer, en bref tout sauf l’ habitat dense que nous font entrevoir et craindre les schémas à l’étude, . Une telle urbanisation modérée reviendrait dans les faits à une assimilation de cette zone Sud au ” Grand Parc “, dont elle constitue le prolongement naturel.

Nous serons plus nuancés en ce qui concerne une extension vers le sud, limitée par l’avenue Charles de Gaulle, du centre urbanisé actuel . Encore faut-il éviter une densification excessive, et la création de boutiques en rez-de-chaussée, souvent proposées par les promoteurs. Celles-ci n’apparaissent pas d’un intérêt évident au vu en particulier des difficultés que rencontrent les commerces existant non seulement à prospérer, mais souvent à survivre.

Par contre, pourquoi ne pas tenter dans ce secteur l’expérience d’une “nouvelle architecture balnéaire” à densité contrôlée.

Il apparaît enfin que l’intérêt de la réhabilitation du front de mer, de la digue en particulier, est sans doute largement sous-estimée ; c’est pourtant la zone la plus fréquentée de la station malgré sa vétusté dénoncée par les visiteurs. Les travaux de la place de l’Océan ne sont pas une réponse suffisante à ce déficit d’image.

Nous estimons nécessaire par conséquent de diffuser largement notre position qui confirme les principes toujours défendus par L’A.P.H depuis plus de vingt ans à savoir une maîtrise de l’urbanisme gardant à Hardelot son caractère si particulier de station balnéaire harmonieuse dans un environnement naturel exceptionnel.